Le démasclage et la levée

Opération de séparation du liège et de sa "mère"

La subéraie est le nom que l'on donne aux grandes exploitations de chênes-lièges. Dans le monde, celles-ci entourent majoritairement le bassin méditerranéen, berceau des grands pays viticoles. Le démasclage est le nom technique de la première opération d'écorsage du chêne-liège. On récolte ainsi le liège mâle qui n'a qu'un rôle d'isolant thermique  à partir de granulés ou la fabrication de bouchons de qualité médiocre dû à sa rugosité. En revanche, le chêne liège est le seul arbre qui reconstitue son écorce entre 9 et 15 ans  (liège femelle, ou secondaire) et nous parlons maintenant de levée du liège. C'est celui-ci qui a, en revanche, des proprités remarquable. Ces opérations doivent être mené avec précision pour ne pas blesser l'assise génératrice, ce qui nuirait à la longévité de l'arbre et à sa capacité de produire du liège. Il est donc effectué à l'aide d'une hachette spéciale dont le tranchant décolle le liège et le manche taillé en biseau détache complètement l'écorce de l'arbre. C'est pourquoi ce travail reste essentiellement manuel.

 

La subéraie est le nom que l'on donne aux grandes exploitations de chênes-lièges. Dans le monde, celles-ci entourent majoritairement le bassin méditerranéen, berceau des grands pays viticoles. Le démasclage est le nom technique de la première opération d'écorsage du chêne-liège. On récolte ainsi le liège mâle qui n'a qu'un rôle d'isolant thermique  à partir de granulés ou la fabrication de bouchons de qualité médiocre dû à sa rugosité. En revanche, le chêne liège est le seul arbre qui reconstitue son écorce entre 9 et 15 ans  (liège femelle, ou secondaire) et nous parlons maintenant de levée du liège. C'est celui-ci qui a, en revanche, des proprités remarquable. Ces opérations doivent être mené avec précision pour ne pas blesser l'assise génératrice, ce qui nuirait à la longévité de l'arbre et à sa capacité de produire du liège. Il est donc effectué à l'aide d'une hachette spéciale dont le tranchant décolle le liège et le manche taillé en biseau détache complètement l'écorce de l'arbre. C'est pourquoi ce travail reste essentiellement manuel.

Machette de demasclage L'utilisation de scies mécaniques accroîtrait le risque de léser la «mère». Cette opération a lieu de juin à août, 10 à 12 fois dans la vie de cet arbre dont la longévité est de 120 à 150 ans. Ce n'est qu'au bout de la trentième année de vie de l'arbre, lorsque son diamètre à 1 m du sol est supérieur à 70 cm que le démasclage est réalisé.

L'opération comporte quatre phases:

► Pratique d'une entaille circulaire sur le tronc sans entamer la "mère". C'est ce qu'on appelle « faire la couronne », puis l'on fend le liège dans le sens longitudinal.

Machette de demasclage

► Ouverture dans le sens vertical de l'arbre sur toute la hauteur à lever
► Introduction du fer de la hache, puis du manche, entre le liège et l'assise subérophellodermique pour aider à la séparation.

Machette de demasclage

► Décollement du liège pour le détacher du pied de l'arbre.

 

Le séchage à l'air libre

Après la récolte, le liège a une humidité comprise entre 15 et 30% suivant la région et le climat. Afin d'abaisser ce taux, il est nécessaire de stocker le liège à l'air libre durant quelques mois. La durée de ce séchage est déterminante pour la qualité finale du liège. Les "planches" ainsi produites sont donc empilées et laissées sur le sol de la suberaie, le ventre tourné vers la terre. Durant ce séjour à l'air libre, le liège est affiné par des phénomènes d'oxydation. Il perd par lessivage naturel (la pluie ou l'arrosage) les tanins et sels minéraux nuisibles à sa qualité.

séchage   Liège demascle

 Suite à cette étape, les "planches" encore très arrondies sont empilées soigneusement de façon à ce que la pression ainsi exercée commence à applanir la précieuse écorce, facilitant ainsi son transport vers l'usine de traitement.

Liège   Route Liège

Le séchage sous abris

A la suite de cette opération, le liège est transporté sous abris pour parfaire le séchage, nécessaire à  son traitement, que ce soit pour la réalisation de bouchons ou de revêtements.

Transpalette de liège

 



Le traitement

Une fois les opérations de séchage effectuées, le liège est broyé afin d'obtenir des particules plus ou moins fines en fonction de la texture désirée. Après cette opération, la réalisation des lattes est obtenue par une forte compression entre des plaques dont la température varie en fonction de la couleur finale souhaitée (du clair au foncé). C'est la subérine (résine du liège) ainsi que l'adjonction d'un liant en très faibles proportions qui donnera la structure très résistante des lattes en conservant toutes les propriétés du liège. Au final, la surface exposée (hormis la couche dure) sera traitée en cirage, vernis mat ou brillant.